Six semaines après l'éclosion...

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Un petit point, six semaines après la première publication... Eh bien: l'expérience n'est pas facile-facile !
Je sais bien qu'on crée sa réalité, c'est même un des thèmes récurrents d'Eternelle, mais en ce cas, j'ai créé fort ! Après avoir corrigé les coquilles qu'on ne découvre que lorsque le livre existe en encre et en papier (sigh...), j'ai décidé d'améliorer la mise en forme du BB. Des centaines d'heures encore à « converser » avec les robots d'Amazon et de Lulu. Pas une sinécure d'adapter le texte au format de la page ni d'ajuster la couverture à la taille du livre. Exemple de ce qui peut arriver : écrit publié en tout petits caractères (photo ci-dessous), heureusement limité à 15 exemplaires dont 13 ont pu être récupérés par l'auteur. Comme dans les instructions de montage Ikea, autoéditer son livre c'est simple en théorie, mais en pratique, on donne dans le rubicube à 5 faces (enfin, surtout pour ceusses de ma quinqua-génération). Ensuite, il s'agit de commander les livres en gros pour servir ceux qui ne supportent pas Amazon (de ma génération aussi). Et cela non plus, ça n'a rien de fluide. Dernier colis en date: 25 livres (enfin 24, l'un volé au passage, ce qui pourrait être considéré comme flatteur), 5 très abîmés, et 12 cornés comme si on avait dormi dessus... 
Autre joie de l'édition indépendante : après un mailing de plus de 5'000 adresses, mille dépliants dispatchés, l'info abondemment diffusée sur FB et le plaisir de recevoir des wagons de réactions enthousiastes, devinez combien de livres se sont écoulés en 6 semaines ? 60 ! Voui, soixante. Voilà qui rend humble la nana qui se voyait déjà co-scénariste de David Lynch ! Les 2'300 de mon précédent ouvrage écoulés chez Favre me paraissent soudain nirvanesques ; plus humblement encore, les éditeurs remontent dans mon estime à altitude himalayenne: quel sacerdoce !

 

Bon, cessons maintenant de gronchonner. Les bonnes nouvelles, il y en a aussi. Et pas des moindres : les commentaires sur Eternelle sont bigrement élogieux, et ça, je peux vous dire que ça m'a rendu la respiration. Parce que ce n'était pas tout de bosser mon livre jusqu'à l'aimer du fond du coeur, encore fallait-il que les lecteurs l'adoptent aussi (n'ayons pas peur des lapalissades !)

Poster davantage sur FB ? Y oser la pub ? Organiser des événements, lancer un nouveau mailing, bref faire la nique à mon vieux fond calviniste qui a toujours peur d'en faire trop ? On verra si j'y parviendrai sans me faire violence. Trop besoin de coolitude après ce marathon éditorial. Anne, experte au pendule que je vous recommande vivement, m'a indiqué que mon opni (objet publié non identifié) prendra bien six mois à décoller. Ouf, nous voilà de retour à l'un des avantages vitaux des auteurs indépendants : on a le temps, on n'est pas pressés, no stress. On ne risque pas comme les édités d'être virés des librairies au bout de 3 semaines si le livre ne marche pas, ni de dépendre de l'actu médiatique. On est intemporels... Ceci dit, merci un milliard de fois à ceux qui ont commenté Eternelle sur les plateformes : ce sont eux qui me permettront de devenir peu à peu visible sur lesdites, et donc de rencontrer un nouveau public. En attendant, je me plonge maintenant dans les livres des autres Indés, découverte d'une toute nouvelle littérature, d'une solidarité extraordinaire entre auteurs, j'y reviendrai...

PS : Ne vous privez donc pas de m'écrire, j'adore lire aussi !

 

 

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