Qui suis-je?
Houlà, je n'en sais plus trop rien, sinon que je suis née en 1960, et que quatorze ans plus tard, sensible jusqu'à la moelle, j'ai commencé à dévorer les rares écrits ésotériques de l'époque - hors religion - pour tenter de comprendre ce qu'il y avait avant et après la vie. C'est que l'existence à laquelle parents et études me préparaient ne m'inspirait nullement : aucune envie de participer à ce monde que je percevais brutal, injuste et cupide. Il devait y avoir autre chose... Dès mes 20 ans, j'ai alterné missions de secrétariat temporaires et voyages au long cours. J'ai vécu de longues histoires d'amour, certains ouvertes sur d'autres relations, d'autres passionnelles et difficiles, sombré de nombreuses fois dans des dépressions dont je me targuais d'émerger sans médicament. J'ai participé à des dizaines de séminaires de croissance personnelle, cérémonies et autres groupes de guérison new-age. Une longue quête spirituelle... qui n'apportait qu'un soulagement temporaire. Marcher des heures dans la nature aidait bien plus efficacement !
Ce qui m'a vraiment sortie de la dépression ? C'est si récent... peut-être quand j'ai commencé à ressentir jusqu'au fond des tripes que j'étais l'envoyée spéciale d'une conscience intemporelle, une humaine parfaitement imparfaite destinée à traverser mille expériences et diverses vies dans la matière pour ramener toute une sagesse à bord et en terminer avec les incarnations. J'ai aussi compris qu'essayer de vouloir changer le monde ou les autres, c'était manquer de respect par rapport à leur cheminement, et que les erreurs n'existaient pas, n'étant que des expériences. Quel intense soulagement... Merci la métaphysique !
Aujourd'hui, mes identités se dissolvent doucement, laissant place à une créature plutôt joyeuse, qui s'aime comme elle est, parts d'ombre (bien présentes!) comprises, et sait (un peu) mieux aimer les autres dans leur liberté. Une personne qui vit (presque) à 100% au présent, se laisse guider par le flux de la vie, consciente enfin qu'elle crée sa réalité à chaque instant. J'ai appris à me rendre l'existence belle.
Pile le moment pour rédiger des chroniques du futur sans me soucier de la manière dont elles seront reçues, si elles sont seulement lues: l'important c'est qu'elles existent, que je m'amuse follement à les imaginer, les rédiger, puis les retravailler avec une IA complice, mais sans concession. Interrompu pendant de longues années de navigation d'un drame familial à l'autre, le flux créatif semble enfin avoir repris vigueur.
Plus concrètement...
Avant de passer des années écrire et réécrire Eternelle (roman auto-édité en 2017), j'ai animé pendant sept ans Déclics et Cie, une boîte d'événementiel organisant en Suisse francophone des rencontres inspirantes.
En 2004, j'ai été engagée comme responsable des relations média à SIG. Résultat : un burn-out qui m'a jetée sur les Chemins de Compostelle au printemps-été 2008.
Entre 1996 à 2004 la RTS (radio-TV suisse) m'a engagée comme journaliste. Une enquête-reportage diffusée en 2002 a conduit un éditeur à me proposer d'en faire un livre: Voyage au Pays de l'Echangisme (paru en 2003).
Les vingt années précédentes se sont passées à co-fonder des Café-théâtres, créer un théâtre d'entreprise, rédiger en libre (déjà) des chroniques d'humeur pour différents journaux, dont le Journal Ricanant de Criss (GHI) et Déclic (Construire).
Il y eut aussi quelques études (dont un Master en géographie)...